numéro six galerie
art contemporain


 




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> 21.12.2009

La galerie sera fermée du 25 décembre au 5 janvier (ouverture uniquement les samedis)
Numéro Six vous souhaite de joyeuses fêtes!









> 12.12.2009

ANNE-LAURE SACRISTE

Un même dessin deux fois. Deux dessins indiscernables. Deux mêmes, eux, donc ils sont autres. On aurait plutôt cru qu'un trait ne pouvait être qu'unique. Que d'un geste deux inscriptions ne sauraient garder la trace. Mais peut être un dessin en cache-t-il toujours un autre, une surface cache une autre surface, et non pas un abîme, l'abîme que l'on prête pourtant à l'image. A moins que le dessin deux fois ne s'abime, ne se dissolve, ne se répande, qu'au geste unique et incertain du tracé deux traces subsistent, mais ne se confondent pas.
Les dessins d'Anne-Laure Sacriste affirment et contredisent  à la fois ces assertions. Doubles, ils sont aussi duels : copies et originaux en symétries ou doubles, selon l'imposition de la surface encrée sous la matrice et sur les fins papiers japonais. Ils font douter le spectateur et le laissent s'aveugler sur des traits confondants et confondus. La logique implacable du même et de l'autre, dialectique productrice de formes, de différences, y opère indubitablement. La même logique préside aux motifs de ses dessins : femmes saphiques, hermaphrodites, femmes masculinisées. Femmes dédoublées dans leur nombre et dans leur genre, elles font mentir les principes d'unité, unicité et singularité accordés à ces catégories de la pensée. Mais c'est que ces femmes mentent déjà sur leurs origines : classiques de l'art, tableaux pompiers, pages de magazines et photographies d'amateurs sont ici réunis dans un cabinet précieux, boudoir autant que salle d'attente de bordel.

Anne Laure Sacriste, God, encre sur papier, 63x93, 2009

Anne-Laure Sacriste est diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Paris avec les félicitations du jury à l’unanimité ainsi que de l’O.T.I.S School de Los-Angeles et de la Parson School of design de New-York.
L’artiste est présente dans de grandes collections privées (telles que celle de Sofia Coppola) et institutionnelles (musée d’art contemporain de Belgrade, fond national d’art contemporain,…). Son travail est représentée en France par la galerie Florence Loewy à Paris et Numéro Six à Aix-en-Provence , ainsi qu’à l’international (Chung King Project, Los Angeles). Le magazine Télérama a également consacré sa couverture du premier janvier 2009 à l’artiste, avec « Reflet dans un œil noir », huile sur bois.





> 25.11.2009

Pour sa deuxième édition et dans le cadre de Marseille capitale européenne de la culture en 2013 le Jumping international de Marseille a voulu introduire l'art contemporain au coeur d'une compétition sportive de haut niveau.

C'est à la galerie Numéro Six, que le groupe Luxury Confidential media, responsable de la communication et de la stratégie marketing,a confié  la mission de faire connaître au grand public cinq jeunes artistes: Anne-Laure Sacriste, Benjamin Chasselon, Neïla Serrano,  Stéphane Protic et Thierry Agnone et d'organiser avec la collaboration de Sophie Himbaut, commissaire priseur, une vente aux enchères publiques.
Les oeuvres des artistes seront exposées dans une galerie éphémère tout au long de la compétition.
 La vente aura lieu le vendredi 4 décembre lors d'une soirée dédiée à l'évènement.  Une partie des bénéfices sera reversée à l'association S.O.S enfant, parrainée par Carole Bouquet.

Cette année l'évènement prend une étoile et devient "CSI****", avant dernier échelon dans la hiérarchie mondiale. Pour cette deuxième édition, la compétition accueille les stars du circuit international et notamment le champion olympique en titre, le Québécois Eric Lamaze.
Nous noterons également la présence de La princesse Charlotte Casiraghi pour la principauté de Monaco, Athina Onasis de Miranda pour la Grèce, Alexa PESSOA pour les USA...

Si vous voulez en savoir davantage veuillez vous référer au site officiel: www.jumpingmarseille.com et www.luxury-confidential.eu





De haut en bas :
Benjamin Chasselon, Poivre et sel, 100x100 , huile sur toile
Neïla Serrano, Qu'ai-je fait de mon talent?, technique mixte sur toile, 46x61, 2009
Stéphane Protic, Hand-made 01, graphite sur papier, format 30x40cm
Anne Laure Sacriste, God, encre sur papier, 63x93, 2009






> 12.11.2009


Pour la dernière exposition de l'année, Numéro Six vous invite à venir découvrir les dernières oeuvres de Jérome Borel, Elsa Cha, Benjamin Chasselon, Federico Granell, Atsuko Ishii, Chloé Julien, Karine Rougier et Neïla Serrano.


JEUDI 19 NOVEMBRE à partir de 19h, autour d'un cocktail.





De haut en bas :
Jérôme Borel, Au petit matin, 92 x 73 cm.
Neïla Serrano, Le vert tue, 61 x 46 cm.
Chloé Julien,Réveille-toi ce n'est qu'un cauchemar, 105 x 75 cm.






> 28.10.2009

Numéro Six présente : Personal reality show , d'Atsuko Ishii

 Les gravures d’Atsuko Ishii fonctionnent comme des « vignettes » du quotidien, les différentes images d’une grande saga, une saga à l’esthétique un peu désuète, un collage Pop, parfois surréaliste qui mettrait en scène un monde à mi-chemin entre la réalité et l’idéal. Un univers suspendu entre les deux, dans lequel les tranches de vie personnelles croisent des éléments « universels » : l’espace, le temps… une jeune femme passe sans voir que, juste à côté d’elle, un éléphant joue de la trompette.  Les êtres, les objets, le présent, le passé, l’enfance apparaissent comme les composantes éparses d’un inventaire à la Prévert : de cet apparent « désordre » émane une poésie, une délicieuse carte postale mentale.
L’instant semble souvent suspendu, les femmes sont peut-être solitaires mais ce n’est pas un problème pour elles, telles l’héroïne de T. Capote dans Breakfast at Tiffany’s, elles évoluent seules mais au  gré de rencontres imprévues, de leur fantaisie, de leur liberté…

J.Guégan










> 10.10.2009

« Le Beau est toujours bizarre», Charles Baudelaire

« Bizarre », le petit monde de Karine Rougier  l’est incontestablement,  l’artiste nous donne à voir un univers empreint d’une mythologie délirante, une mythologie contemporaine dans laquelle les « Minotaures » portent des escarpins à pois… de l’être légendaire, elle n’a gardé que le pie,  féminisation du mythe…  car dans ce monde là ce sont les femmes qui dominent, dévorent… Méduse, fidèle à elle-même se nourrit de ces mâles, les avale tandis qu’une nuée d’oiseaux-hommes ou d’hommes-oiseaux tournent autour de cette proie à demi consommée, tels des charognards affamés. La femme prédatrice engloutit, les hommes se dévorent entre eux… le spectateur se laisse peu à peu happé par ce monstrueux bestiaire : qui est qui ? qui mange qui ? qui est quoi ?  Les repères se diluent, se dissolvent et  de cette monstruosité émane finalement une scène délicate, si délicatement raffinée. La préciosité du trait de  Karine, alchimiste, transforme l’horreur en beauté, alors nous sommes pris, captif de son raffinement, « charmés » au sens étymologique du mot,  elle peut tout représenter, tout oser…

J. Guégan




Sans titre, aquarelle, crayon gris, encre et collage sur papier, 18 x 24 cm.
Courtesy Espace à Vendre




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