De
haut en bas :
Jérôme
Borel, Au
petit matin, 92 x 73 cm.
Neïla
Serrano,
Le
vert tue, 61
x 46 cm.
Chloé
Julien,Réveille-toi
ce n'est qu'un cauchemar,
105 x 75 cm.
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28.10.2009
Numéro
Six
présente : Personal
reality show , d'Atsuko Ishii
Les gravures d’Atsuko
Ishii fonctionnent comme des « vignettes » du quotidien, les
différentes images d’une grande saga, une saga à l’esthétique un peu
désuète, un collage Pop, parfois surréaliste qui mettrait en scène un
monde à mi-chemin entre la réalité et l’idéal. Un univers suspendu
entre les deux, dans lequel les tranches de vie personnelles croisent
des éléments « universels » : l’espace, le temps… une jeune femme passe
sans voir que, juste à côté d’elle, un éléphant joue de la
trompette. Les êtres, les objets, le présent, le passé,
l’enfance apparaissent comme les composantes éparses d’un inventaire à
la Prévert : de cet apparent « désordre » émane une poésie, une
délicieuse carte postale mentale.
L’instant semble souvent
suspendu, les femmes sont peut-être solitaires
mais ce n’est pas un problème pour elles, telles l’héroïne de T. Capote
dans Breakfast at Tiffany’s, elles évoluent seules mais au
gré de rencontres imprévues, de leur fantaisie, de leur liberté…
J.Guégan
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10.10.2009
« Le
Beau est toujours bizarre»,
Charles Baudelaire
«
Bizarre », le petit monde de Karine
Rougier
l’est
incontestablement, l’artiste nous donne à voir un univers
empreint d’une mythologie délirante, une mythologie contemporaine dans
laquelle les « Minotaures » portent des escarpins à pois… de l’être
légendaire, elle n’a gardé que le pie, féminisation du
mythe… car dans ce monde là ce sont les femmes qui dominent,
dévorent… Méduse, fidèle à elle-même se nourrit de ces mâles, les avale
tandis qu’une nuée d’oiseaux-hommes ou d’hommes-oiseaux tournent autour
de cette proie à demi consommée, tels des charognards affamés. La femme
prédatrice engloutit, les hommes se dévorent entre eux… le spectateur
se laisse peu à peu happé par ce monstrueux bestiaire : qui est qui ?
qui mange qui ? qui est quoi ? Les repères se diluent, se
dissolvent et de cette monstruosité émane finalement une
scène
délicate, si délicatement raffinée. La préciosité du trait de
Karine, alchimiste, transforme l’horreur en beauté, alors nous sommes
pris, captif de son raffinement, « charmés » au sens étymologique du
mot, elle peut tout représenter, tout oser…
J.
Guégan